Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2023 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES
 Lors de la construction des Tuileries (XVIIe siècle), l'imposante église Saint-Roch a été bâtie à l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à sainte Suzanne. Louis XIV en pose la première pierre en 1653. Faute de financement, les travaux sont interrompus en 1660. Ils reprennent en 1701 sous la direction de Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), puis de Pierre Bullet (1639-1716). Saint-Roch n'est vraiment achevée qu'en 1740.  La construction de Saint-Roch a commencé en 1653, mais n'a été achevée qu'en 1740. La façade baroque, inspirée de l'église Gesu de Rome, est décorée de colonnes doriques pour la partie inférieure (avec des statues de Saint Roch et de Saint Honoré) et des colonnes corinthiennes pour la partie supérieure (avec des statues de sainte Geneviève et Sainte-Clothilde. Le chœur a été agrandi en 1709 avec la chapelle circulaire de la Dame, à nouveau en 1717 avec la chapelle de la Communion et enfin avec la chapelle du Calvaire en 1754. L'église conserve un grand nombre de chefs-d'œuvre, peintures et sculptures, qui proviennent d’autres églises détruites pendant la révolution. C'est sur les marches de l'église que, le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), le général Bonaparte fit mitrailler les insurgés impliqués dans l'un des complots royalistes qui ont scandé la vie du Directoire.
E2 1750-1756 L'orgue fut construit par François-Henri Lesclop. Ce dernier décéda pendant la construction de l’instrument et son achèvement fut confié à Louis-Alexandre Clicquot. Des parties de l'ancien orgue (1671) d'Etienne Enocq furent incorporées. 1769-1770 François-Henri Clicquot effectue divers travaux sur les sommiers, et ajoute des jeux d'anches et des flûtes. L’orgue compte alors 50 jeux sur cinq claviers et pédalier. 1805 Pierre Dallery répare l’instrument avec des tuyaux récupérés sur d’autres instruments parisiens. En 1820, Pierre-François Dallery complète ce travail en ajoutant des jeux de Flûte et des anches et en étoffant la pédale. 1842 L'instrument a été reconstruit par Aristide Cavaillé-Coll, qui a réutilisé une grande partie de la tuyauterie ancienne et la plupart des sommiers. Il installe quelques jeux nouveaux au positif et au grand orgue et porte l’étendue des manuels à 54 notes. Il construit une nouvelle division de Récit et installe une machine Barker au grand-orgue. La pédale est à ravalement au Fa pour les flûtes comme pour les anches (25 notes). L’orgue compte alors 49 jeux sur 4 claviers manuels et pédalier. 1859-1881 D'autres travaux ont été effectués par Cavaillé-Coll 1901 Ll’étendue de la Pédale fut étendue par Charles Mutin de 25 à 30 notes. 1927/1948 Une restauration a été réalisée en 1927 par Joseph Gutschenritter fils. Le Récit est déplacé sur le troisième clavier et la Bombarde sur le quatrième. Le Récit reçoit un Quintaton de 16’, une Gambe 8’ et une Voix Céleste 8’ pieds à la place d'une Clarinette et de la Voix humaine supprimées. La mécanique est restaurée et des pédales de combinaisons sont ajoutées. Entre 1946 et 1948, le Récit est à nouveau augmenté par le même facteur. 1994 Une restauration complète a été confiée à Jean Renaud. Le travail de restauration visait à remettre l’instrument dans sa configuration de de 1858/81 tout en préservant l’étendue de Pédale augmentée par Mutin. L’harmonisation a été réalisée par Jean-Pierre Swiderski. Les parties neuves sont le sommier du Récit (10 jeux), la Viole de gambe, la Voix céleste, la Tierce et les compléments de Plein jeu IX du Positif, la Voix humaine du Récit. La plupart des jeux sont antérieurs à la Révolution, y compris toutes les anches du GO, du Positif et la plupart des anches de la Pédale. Cet orgue est une belle synthèse entre l’orgue classique français de Clicquot et un instrument romantique de Cavaillé- Coll.
Organiste titulaire Françoise Levéchin-Gangloff Organistes célèbres ayant illustré l’instrument par le passé: Claude-Bénigne Balbastre, Louis James Alfred Lefébure-Wély, Pierre Cochereau (1945- 1955). Concerts Régulièrement. Messes avec orgue Samedi à 18h30 avec GO, Dimanche à 9h30 avec OC (selon la forme extraordinaire) et à 11h avec GO Vidéos Françoise Levéchin-Gangloff. Photo GO: Jeroen de Haan
L’orgue avant 1992
1756 - FH Lesclop/LA Clicquot (3) 1770 - FH Clicquot (2) 1805/1826 - Dallery (5) 1842/59/81 - Cavaille-Coll (3a) 1901 - Mutin (2) 1927/48 - Gutschenritter (5) 1992 - Renaud (5)

IV/53 - traction mécanique

composition

Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2023 Vincent Hildebrandt LES ORGUES
E2 1750-1756 L'orgue fut construit par François-Henri Lesclop. Ce dernier décéda pendant la construction de l’instrument et son achèvement fut confié à Louis-Alexandre Clicquot. Des parties de l'ancien orgue (1671) d'Etienne Enocq furent incorporées. 1769-1770 François-Henri Clicquot effectue divers travaux sur les sommiers, et ajoute des jeux d'anches et des flûtes. L’orgue compte alors 50 jeux sur cinq claviers et pédalier. 1805 Pierre Dallery répare l’instrument avec des tuyaux récupérés sur d’autres instruments parisiens. En 1820, Pierre-François Dallery complète ce travail en ajoutant des jeux de Flûte et des anches et en étoffant la pédale. 1842 L'instrument a été reconstruit par Aristide Cavaillé-Coll, qui a réutilisé une grande partie de la tuyauterie ancienne et la plupart des sommiers. Il installe quelques jeux nouveaux au positif et au grand orgue et porte l’étendue des manuels à 54 notes. Il construit une nouvelle division de Récit et installe une machine Barker au grand-orgue. La pédale est à ravalement au Fa pour les flûtes comme pour les anches (25 notes). L’orgue compte alors 49 jeux sur 4 claviers manuels et pédalier. 1859-1881 D'autres travaux ont été effectués par Cavaillé-Coll 1901 Ll’étendue de la Pédale fut étendue par Charles Mutin de 25 à 30 notes. 1927/1948 Une restauration a été réalisée en 1927 par Joseph Gutschenritter fils. Le Récit est déplacé sur le troisième clavier et la Bombarde sur le quatrième. Le Récit reçoit un Quintaton de 16’, une Gambe 8’ et une Voix Céleste 8’ pieds à la place d'une Clarinette et de la Voix humaine supprimées. La mécanique est restaurée et des pédales de combinaisons sont ajoutées. Entre 1946 et 1948, le Récit est à nouveau augmenté par le même facteur. 1994 Une restauration complète a été confiée à Jean Renaud. Le travail de restauration visait à remettre l’instrument dans sa configuration de de 1858/81 tout en préservant l’étendue de Pédale augmentée par Mutin. L’harmonisation a été réalisée par Jean-Pierre Swiderski. Les parties neuves sont le sommier du Récit (10 jeux), la Viole de gambe, la Voix céleste, la Tierce et les compléments de Plein jeu IX du Positif, la Voix humaine du Récit. La plupart des jeux sont antérieurs à la Révolution, y compris toutes les anches du GO, du Positif et la plupart des anches de la Pédale. Cet orgue est une belle synthèse entre l’orgue classique français de Clicquot et un instrument romantique de Cavaillé-Coll.
Organiste titulaire Françoise Levéchin-Gangloff Organistes célèbres ayant illustré l’instrument par le passé: Claude-Bénigne Balbastre, Louis James Alfred Lefébure-Wély, Pierre Cochereau (1945- 1955). Concerts Régulièrement. Messes avec orgue Samedi à 18h30 avec GO, Dimanche à 9h30 avec OC (selon la forme extraordinaire) et à 11h avec GO Vidéos Françoise Levéchin-Gangloff. Photo GO: Jeroen de Haan
1756 - FH Lesclop/LA Clicquot (3) 1770 - FH Clicquot (2) 1805/1826 - Dallery (5) 1842/59/81 - Cavaille-Coll (3a) 1901 - Mutin (2) 1927/48 - Gutschenritter (5) 1992 - Renaud (5)

IV/53 - traction mécanique

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