Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2021 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Sacré-Coeur 1 2

35, rue du chevalier-de-la-Barre, 75018 Paris Orgue de tribune

1898 - Cavaillé-Coll

1919 - Mutin

1931 - Cavaillé-Coll

1948 - Jean Perroux

1959 - Beuchet-Debierre

1985 - Renaud

2003 - Dargassies

2013 - Muhleisen

IV/79 - traction mécanique

photos GO: Pierre Marteau photos de la tuyauterie : Victor Weller
La basilique du Sacré-Cœur est une grande basilique de style romano-byzantin, construite suite à la défaite de la France lors de la guerre franco- prussienne de 1871 et de la Commune socialiste de Paris de 1871, comme « vœux national ». La construction de la basilique a commencé en 1876 avec Abadie en tant qu'architecte principal. À la mort de Paul Abadie en 1884, Lucien Magne lui succéda et ce dernier fut chargé d’ériger un campanile de 83 mètres (272 pieds), à proximité de la Basilique. L'horloge savoyarde installée ici est l'une des plus grandes au monde. La construction fut achevée en 1914 et la consécration eu lieu après la fin de la Première Guerre mondiale, en 1919. Elle est dédiée à l’Adoration Perpétuelle du St sacrement.
Le baron Albert de l’Espée déjà possesseur de deux orgues Cavaillé-Coll de grande dimension commanda à la fin des années 1890 pour 100 000 francs un orgue devant occuper une pièce gigantesque de son château d’Ibarritz au Pays-Basque (sud de Biarritz) occupant 20 000 m2. L’immense salle d’orgue mesurait 22 mètres de long, 14 mètres de large et 17 mètres de haut. L’orgue construit à cette occasion par Cavaillé-Coll était une copie de son meilleur orgue de concert situé dans la salle de l’Albert Hall de Sheffield installé en 1873. L’instrument de 1898 comportait 70 jeux sur quatre claviers (61 notes) et un pédalier de 32 notes. La console en amphithéâtre incluait le tirage des jeux à double effet et des moteurs pneumatiques actionnaient les transmissions. L’expression concernait trois divisions et on notait trois 32’ à la pédale et trois jeux d’ondulants. En 1903, le baron voulant vendre son château, céda son orgue à Charles Mutin, successeur d’ACC, pour un prix inconnu. Il resta dans les ateliers de Paris jusqu’en 1913 et fut transféré au Sacré-Cœur en 1914 où il fut logé dans le buffet de l’architecte Lucien Magne. L’instrument fut inauguré par Marcel Dupré, Abel Decaux et CM Widor en octobre 1919. A cette occasion Dupré joue le « Salvum fac populum tuum » pour orgue et chœur de trompettes de C.M. Widor. Plusieurs modifications eurent lieu en 1930-1931 par la Société Cavaillé-Coll, puis en 1948 par Jean Perroux et en 1959-60 par Beuchet-Debierre. Lors des travaux effectués par Beuchet-Debierre, la partie centrale du buffet fut supprimée à la demande du recteur de l’époque, afin de dégager le vitrail derrière l'orgue. Ce dégagement entraina la division du clavier de Solo, qui devait être divisée en deux parties. Plusieurs jeux sont ajoutés qui lui donnent un caractère plus « néo- classique » La dernière restauration date de 1985, et a été effectuée par Jean Renaud de Nantes, qui rétablit l’esprit symphonique. Depuis, l’orgue n’a pas subi de travaux majeurs si ce n’est la restauration de la soufflerie principale, située dans les combles de la basilique. Ces travaux ont été effectués par la Maison Muhleisen de Strasbourg-Eschau en 2013. Cet orgue très fatigué, possède diverses caractéristiques tout à fait exceptionnelles: trois des quatre manuels sont expressifs les claviers possèdent 61 notes présence d’une batterie d’anches (16’, 8’,4’) en chamades au Solo (cachée derrière le buffet ) Environ 70% des tuyaux sont en Cavaillé-Coll. Source: www.facebook.com/aristidecavaillec0ll et Victor Weller.
Organiste titulaire Claudine Barthel, Philippe Brandeis, Gabriel Marghieri. Organistes célèbres par le passé : Rolande Falcinelli, Daniel Roth, Naji Hakim. Concerts Uniquement lors de la veillée du soir de Noel à 22h

Messes avec orgue

Vendredi à 15h ; samedi et dimanche à 11h, 18h, 22h, Vêpres à 16h Vidéos Philippe Brandeis
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Sacré-Coeur 1 2

35, rue du chevalier-de-la-Barre, 75018 Paris Orgue de tribune

1898 - Cavaillé-Coll

1919 - Mutin

1931 - Cavaillé-Coll

1948 - Jean Perroux

1959 - Beuchet-Debierre

1985 - Renaud

2003 - Dargassies

2013 - Muhleisen

IV/79 - traction mécanique

photos GO: Pierre Marteau photos de la tuyauterie : Victor Weller
ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt LES ORGUES
Organiste titulaire Claudine Barthel, Philippe Brandeis, Gabriel Marghieri. Organistes célèbres par le passé : Rolande Falcinelli, Daniel Roth, Naji Hakim. Concerts Uniquement lors de la veillée du soir de Noel à 22h

Messes avec orgue

Vendredi à 15h ; samedi et dimanche à 11h, 18h, 22h, Vêpres à 16h Vidéos Philippe Brandeis
Le baron Albert de l’Espée déjà possesseur de deux orgues Cavaillé-Coll de grande dimension commanda à la fin des années 1890 pour 100 000 francs un orgue devant occuper une pièce gigantesque de son château d’Ibarritz au Pays-Basque (sud de Biarritz) occupant 20 000 m2. L’immense salle d’orgue mesurait 22 mètres de long, 14 mètres de large et 17 mètres de haut. L’orgue construit à cette occasion par Cavaillé-Coll était une copie de son meilleur orgue de concert situé dans la salle de l’Albert Hall de Sheffield installé en 1873. L’instrument de 1898 comportait 70 jeux sur quatre claviers (61 notes) et un pédalier de 32 notes. La console en amphithéâtre incluait le tirage des jeux à double effet et des moteurs pneumatiques actionnaient les transmissions. L’expression concernait trois divisions et on notait trois 32’ à la pédale et trois jeux d’ondulants. En 1903, le baron voulant vendre son château, céda son orgue à Charles Mutin, successeur d’ACC, pour un prix inconnu. Il resta dans les ateliers de Paris jusqu’en 1913 et fut transféré au Sacré-Cœur en 1914 où il fut logé dans le buffet de l’architecte Lucien Magne. L’instrument fut inauguré par Marcel Dupré, Abel Decaux et CM Widor en octobre 1919. A cette occasion Dupré joue le « Salvum fac populum tuum » pour orgue et chœur de trompettes de C.M. Widor. Plusieurs modifications eurent lieu en 1930-1931 par la Société Cavaillé-Coll, puis en 1948 par Jean Perroux et en 1959-60 par Beuchet-Debierre. Lors des travaux effectués par Beuchet-Debierre, la partie centrale du buffet fut supprimée à la demande du recteur de l’époque, afin de dégager le vitrail derrière l'orgue. Ce dégagement entraina la division du clavier de Solo, qui devait être divisée en deux parties. Plusieurs jeux sont ajoutés qui lui donnent un caractère plus « néo-classique » La dernière restauration date de 1985, et a été effectuée par Jean Renaud de Nantes, qui rétablit l’esprit symphonique. Depuis, l’orgue n’a pas subi de travaux majeurs si ce n’est la restauration de la soufflerie principale, située dans les combles de la basilique. Ces travaux ont été effectués par la Maison Muhleisen de Strasbourg-Eschau en 2013. Cet orgue très fatigué, possède diverses caractéristiques tout à fait exceptionnelles: trois des quatre manuels sont expressifs les claviers possèdent 61 notes présence d’une batterie d’anches (16’, 8’,4’) en chamades au Solo (cachée derrière le buffet ) Environ 70% des tuyaux sont en Cavaillé-Coll. Source: www.facebook.com/aristidecavaillec0ll et Victor Weller.