Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2021 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Saint Eugène

4 bis, rue Sainte-Cécile, 75009 Paris Orgue de tribune 1865 - Merklin-Schütze 2005 - Olaf Dalsbaek

III/32 - traction mécanique - composition

Orgue d'accompagnement sur tribune

1900 - ??

19xx - Abbey

1993 - F. Delangue

II/12 - traction mécanique - composition

Photo GO: Jeroen de Haan
L’église Saint-Eugène (paroisse Saint-Eugène-Sainte- Cécile) a été construite en 1854-1856 dans un style du XIIIe siècle (extérieur) et un style néo-gothique (intérieur), utilisant du métal au lieu de la pierre. Les voûtes reposent sur des colonnettes inspirées de celles du réfectoire de Saint-Martin-de-Champs, mais plus élancées grâce aux performances de la fonte de fer. Les murs, les colonnes et les voûtes sont entièrement peints et l’église est éclairée par 48 fenêtres garnies de verrières d'un très beau travail. Ces verrières sont dues à aux maîtres-verrier Laurent et Gaspard Gsell (grandes fenêtres) Antoine Lusson (petites absides), Eugène Oudinot (fenêtres basses sous les tribunes) et Pierre Petit-Gérard de Strasbourg (rosace de la façade). La messe y est célébrée quotidiennement dans les deux formes du rite romain.
L’Orgue de Saint Eugène est un instrument remarquable par son histoire et sa qualité. Il s'agit du premier orgue de Merklin associé à Friedrich Schütze en France. Construit en 1854-55, il est presque entièrement authentique et reste un rare exemple de synthèse entre les traditions de facture d'orgues française et germano-flamande de l'époque. Le buffet d'orgue, en parfaite harmonie avec le style « historisant » de l’église, a été conçu par Louis-Auguste Boileau, l'architecte de l'église. L'orgue a été en grande partie construit à Bruxelles, juste avant que Merklin ne déménage à Paris et n'acquière la firme parisienne Ducroquet (ancienne firme Daublaine-Callinet). L'orgue a été présenté à l'Exposition universelle de Paris en 1855 et a reçu un prix de première classe. Il a été agrandi et porté à 3 claviers pendant sa construction (conçu à l'origine comme un orgue à deux claviers). Merklin y rajouté également cinq jeux supplémentaires. L'orgue agrandi a été installé et inauguré à Saint Eugène en 1856. Il y a plusieurs caractéristiques qui rendent cet orgue très intéressant au niveau de sa facture : Tous les sommiers sont construits selon le système allemand des sommiers à cônes « Kegellade ». Merklin avait acquis cette technique auprès de Walcker, pendant ses années d'apprentissage à Ludwigsburg. Le Récit est un véritable plan sonore (contrairement au petit «Echo» qui était courant auparavant). Tous les jeux sont presque entièrement originaux, avec une grande variété (11) de jeux de 8’, trois Flûtes Harmoniques (Flûte Ouverte GO, Flûte Octaviante 4’ GO et la Flûte Harmonique Récit ainsi que l'utilisation de jeux d'origines allemands: Gemshorn (Cor de Chamois), Dolce (flûte très douce), Dolciana.La Clarinette est jeu extraordinaire, typique de la facture d’orgue germanique. Elle comporte deux rangs: une anche libre 8’ (Clarinette) et un Bourdon 8 ‘à partir de c. Ces deux rangs sonnent ensemble, mais il est possible d'ouvrir ou de fermer uniquement les anches à l'intérieur de l'orgue. La traction de l'orgue est mécanique avec une machine Barker qui agit sur le Récit au moyen d’un accouplement. Le Récit (rajouté au cours de la construction de l’instrument) est donc le clavier d’accouplement. En rachetant la Maison Daublaine- Callinet, Merklin était assuré de l'expertise de Charles Spackmann Barker, qui était le principal expert de Daublaine-Callinet. C’est également la première fois, que Merklin utilisera de système des entailles de timbres. L'orgue a été restauré avec grand soin et savoir-faire par Olaf Dalsbaek (Dalsbaek - compagnie Merklin à Miribel) et inauguré en 2005. L’orgue d’accompagnement, dont la date de construction n’est pas connue (vraisemblablement vers 1900), a été réparé et entretenu par la Maison Abbey. Plusieurs fois modifié, François Delangue construit un nouvel instrument en 1993, tout en réutilisant le buffet d’origine. Source: Olaf Dalsbaek & Roland Galtier L’orgue Merklin-Schütze de l’église Saint-Eugène-Saint-Cécile à Paris : une singularité dans la facture du Second Empire. La Flûte Harmonique Numéro 92, année 2011 - Association Aristide Cavaillé-Coll (in French)

Organiste titulaire

Touve R. Ratovondrahety

Concerts

Rarement

Messes avec orgue

Dimanche à 9h45, 11h (Forme Extraordinaire), 17h45 (Vêpres), 19h (Messe basse) Vidéos Touve R. Ratovondrahety
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III/32 - traction mécanique -

composition

Orgue d'accompagnement sur tribune

1900 - ??

19xx - Abbey

1993 - F. Delangue

II/12 - traction mécanique - composition

Photo GO: Jeroen de Haan
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L’Orgue de Saint Eugène est un instrument remarquable par son histoire et sa qualité. Il s'agit du premier orgue de Merklin associé à Friedrich Schütze en France. Construit en 1854-55, il est presque entièrement authentique et reste un rare exemple de synthèse entre les traditions de facture d'orgues française et germano-flamande de l'époque. Le buffet d'orgue, en parfaite harmonie avec le style « historisant » de l’église, a été conçu par Louis-Auguste Boileau, l'architecte de l'église. L'orgue a été en grande partie construit à Bruxelles, juste avant que Merklin ne déménage à Paris et n'acquière la firme parisienne Ducroquet (ancienne firme Daublaine-Callinet). L'orgue a été présenté à l'Exposition universelle de Paris en 1855 et a reçu un prix de première classe. Il a été agrandi et porté à 3 claviers pendant sa construction (conçu à l'origine comme un orgue à deux claviers). Merklin y rajouté également cinq jeux supplémentaires. L'orgue agrandi a été installé et inauguré à Saint Eugène en 1856. Il y a plusieurs caractéristiques qui rendent cet orgue très intéressant au niveau de sa facture : Tous les sommiers sont construits selon le système allemand des sommiers à cônes « Kegellade ». Merklin avait acquis cette technique auprès de Walcker, pendant ses années d'apprentissage à Ludwigsburg. Le Récit est un véritable plan sonore (contrairement au petit «Echo» qui était courant auparavant). Tous les jeux sont presque entièrement originaux, avec une grande variété (11) de jeux de 8’, trois Flûtes Harmoniques (Flûte Ouverte GO, Flûte Octaviante 4’ GO et la Flûte Harmonique Récit ainsi que l'utilisation de jeux d'origines allemands: Gemshorn (Cor de Chamois), Dolce (flûte très douce), Dolciana.La Clarinette est jeu extraordinaire, typique de la facture d’orgue germanique. Elle comporte deux rangs: une anche libre 8’ (Clarinette) et un Bourdon 8 ‘à partir de c. Ces deux rangs sonnent ensemble, mais il est possible d'ouvrir ou de fermer uniquement les anches à l'intérieur de l'orgue. La traction de l'orgue est mécanique avec une machine Barker qui agit sur le Récit au moyen d’un accouplement. Le Récit (rajouté au cours de la construction de l’instrument) est donc le clavier d’accouplement. En rachetant la Maison Daublaine-Callinet, Merklin était assuré de l'expertise de Charles Spackmann Barker, qui était le principal expert de Daublaine-Callinet. C’est également la première fois, que Merklin utilisera de système des entailles de timbres. L'orgue a été restauré avec grand soin et savoir-faire par Olaf Dalsbaek (Dalsbaek - compagnie Merklin à Miribel) et inauguré en 2005. L’orgue d’accompagnement, dont la date de construction n’est pas connue (vraisemblablement vers 1900), a été réparé et entretenu par la Maison Abbey. Plusieurs fois modifié, François Delangue construit un nouvel instrument en 1993, tout en réutilisant le buffet d’origine. Source: Olaf Dalsbaek & Roland Galtier L’orgue Merklin-Schütze de l’église Saint-Eugène-Saint-Cécile à Paris : une singularité dans la facture du Second Empire. La Flûte Harmonique Numéro 92, année 2011 - Association Aristide Cavaillé-Coll (in French)

Organiste titulaire

Touve R. Ratovondrahety

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Rarement

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Dimanche à 9h45, 11h (Forme Extraordinaire), 17h45 (Vêpres), 19h (Messe basse) Vidéos Touve R. Ratovondrahety